Demande de médiation
et de modification du droit de visite

            Depuis 1986, mon fils Petit TOM, 10 ans, vit à BORDEAUX, au nouveau domicile de sa mère qui partagea pendant 7 ans ma vie et celle de mon fils aîné FABIEN, dans la région de PARIS. Cet éloignement fut installé contre ma volonté et contre tous mes espoirs; en 1988, une pension alimentaire était déterminée, en 1989, le partage de l'autorité parentale me fut accordé et un droit de visite fixé (un week end sur trois).

            J'éprouve désormais la nécessité de voir Petit TOM plus souvent: il grandit et l'éloignement n'est pas sans conséquences dans notre relation et sur son éducation.

Aussi souhaité je que  le droit de visite du parent défavorisé et celui de Petit TOM soient établis plus justement et demande que soit attribué au parent défavorisé et à l'enfant le droit élargi, c'est à dire un week end sur deux,  et la totalité des petites vacances (Toussaint et Février), outre le partage des autres à parts égales.

            Par ailleurs je forme le projet de vivre une part de l'enfance de Petit TOM dans la présence, et non dans l'éloignement, et espère que cela pourra se faire en 1993, quand se terminera pour lui l'école primaire.

Hors, depuis 1989 et après plusieurs tentatives faites auprès de sa mère, Mlle MAIRE, je me heurte à son refus absolu de me rencontrer pour parler ensemble, seuls ou dans le cadre d'une médiation, et à l'impossibilité complète de dialogue sur ce sujet.

            Je me retrouve dans la même situation qu'en 1986, lorsque, après qu'elle m'eut fait part de sa décision de rompre notre vie commune, elle ne voulut en aucune façon aménager sa décision, qui nous faisait violence à tous, et sur laquelle j'essayais en vain d'influer. Il advint ce qu'elle avait projeté: se séparer de moi même et de FABIEN, mon fils aîné, d'éloigner Petit TOM de nous et de le soustraire de mon influence: un peu plus tard, lorsque Petit TOM entra à l'école primaire, je m'informais des possibilités d'école sur BORDEAUX et lui fis des propositions qu'elle écarta sans discussion ni échanges avec moi.

Depuis le début de ce conflit, je suis bien persuadé que l'intérêt de Petit TOM, comme celui de chacun, voudrait que nous trouvions un terrain d'entente et j'ai agi jusqu'à maintenant dans ce sens, autant que j'ai pu le faire.

Toutefois, dans la situation actuelle, il m'apparaît clairement que je ne puis plus espérer que Valérie se laisse convaincre par le seul appel à sa raison ou à sa conscience.

J'ai le sentiment de vivre, avec mes enfants, une situation d'injustice, et je crois que c'est précisément cette injustice là qui empêche tout dialogue, bloque toute évolution du conflit et éloigne toute espérance de paix: Qui aspire, pour ses enfants comme  pour lui même, à cette caricature de paix qui se fonde sur l'injustice et se manifeste dans le silence de l'oppression?

Aujourd'hui, je crois que la contrainte peut être l'élément qui ferait que le conflit puisse évoluer et  la justice se rétablir.

            Aussi, pour que puisse s'engager un dialogue sur l'avenir de Petit TOM, je demande qu'il soit fait obligation à Mlle MAIRE, de participer à PARIS, à frais partagés, à une médiation, telle que s'en développe actuellement la pratique dans les conflits familiaux.

            De mon point de vue, cette disposition modifierait, en la rééquilibrant, la relation parentale et conduirait Mlle MAIRE à vivre ce que ses décisions m'ont elles mêmes contraint à vivre: peut être que, dans ce vécu, elle  pourrait développer la compréhension qui lui fait défaut, pour admettre que se réalisent l'autonomie de notre fils que nous avons à faire grandir, mais aussi mon espoir et ma volonté de père.

Septembre 1992

Mr COEUR