Appel de l'ordonnance du 29 Juin 1993

En refusant plusieurs des dispositions que j'ai proposées pour changer la situation de Petit TOM, l'ordonnance du 29 Juin 1993 préfère l'apaisement à la paix, blesse la raison, ignore la justice et la morale, et fait injure à la vie.

 Blesse la raison car elle maintient pour l'essentiel le cadre de vie dont les 5 années passées ont montré l'inefficacité à permettre la résolution d'un conflit parental dont la persistance, signe de l'injustice flagrante de la situation, est source majeure du malaise familial vécu par mes enfants et moi même.

 Ignore la justice et la morale car, se refusant à connaître des abus et responsabilités de Melle MAIRE dans l'existence et la persistance de ce conflit, elle se fait complice de ses oppressions.

 Fait injure à la vie en réduisant l'humanité de Petit TOM à un propos psychologique, en ignorant celle de Guillaume, et en méconnaissant que l'espoir des pères et des fils est essentiel à la vie.

Je fais appel:

 Sur le refus de transférer la résidence de Petit TOM

Empêcher Petit TOM de vivre un peu de son enfance avec son père et son frère aîné, est une mesure insensée qu'aucun parent responsable et bien portant, aimant ses enfants et attentif à leur intérêt, ne prendrait.

- Insensée dans ce qu'elle peut justifier et ce qu'elle pérennise:

Privation de la liberté de circuler entre parents, mise à distance de Petit TOM des yeux et du coeur de son père, irrespect de la lignée paternelle, empoisonnement des relations familiales par le conflit parental.

- Insensée dans ce qu'elle signifie et dans les perspectives qu'elle offre:

Oppression du désir de Petit TOM le portant vers moi et soumission aux désirs sans générosité de sa mère, inégalité de droit entre parents et soumission de la justice humaine au droit de l'agresseur, rejet, hypothétique et problématique, par Petit TOM de l'autorité des parents.

Le bon sens serait ici de cesser avec des pratiques d'enfermement que le conflit a inaugurées sans y ajouter celles propres aux traditions judiciaires; les secondes ajoutées aux premières ne pouvant faire advenir que le passé.

Il s'agit plutôt, en se référant à la pratique de parents en pleine santé morale, d'inventer pour permettre de sortir du cadre conflictuel et judiciaire dans lequel l'injustice a enfermé chacun. Lorsque la vie impose des situations d'éloignement, ceux ci assument ces situations, dialoguent entre eux et avec leurs enfants et opèrent sans crainte les changements souhaitables.

Donner à Petit TOM la liberté de circuler entre ses parents, c'est le rendre au monde des humains bien portant.

Permettre à Petit TOM de vivre dans la maison de son père,  c'est lui donner la générosité et l'amour qui lui ont manqué.


 Sur le refus de porter à 1 week end sur 2 le droit de visite

Compte tenu de l'âge de Petit TOM et de la conscience qu'il prend de la situation, il est enfin temps de le considérer comme tous les fils des hommes et de lui donner les moyens de la liberté qui manquent à sa dignité d'adulte-en-devenir.

C'est en étant établi dans un droit équitable qu'il cessera d'être un enjeu dans le conflit parental et l'objet de pratiques juridiques et psychologiques contestables.

Les problèmes que peuvent poser l'application de ce droit doivent être replacés dans l'espace parental de parole ainsi réaménagé par le droit.

 Sur l'attribution à ma charge exclusive des frais d'expertise psychologique

Les expertises engagées pour éclairer la justice résultent tout autant des oppositions de Melle MAIRE à établir la justice que de mes demandes à la voir rétablie. Elle doit donc assumer financièrement les conséquences de ses oppositions à l'origine du conflit persistant et partager avec moi ces dépenses.

 Sur le refus d'ordonner une médiation, je renvoie aux explications exposées dans ma requête de septembre 1992, qui ne furent pas entendues, (…) et commente l'ordonnance de 1989 qui, m'accordant l'autorité parentale conjointe contre l'avis de Melle MAIRE, disait:

"Il convient , afin que le père ne se sente pas écarté de ses responsabilités parentales et qu'un dialogue puisse s'instaurer entre les parents sur les intérêts profonds et l'avenir de leur enfant d'attribuer conjointement au père et à la mère l'autorité parentale. Il y a lieu par ailleurs d'inviter les parents à montrer à leur enfant et pour leur enfant qu'ils sont parents ensemble."

La qualité de cette ordonnance fut d'avoir dit ces mots, mais son insuffisance fut de ne pas avoir pris la mesure du conflit qui allait rendre cette parole inefficace. En effet, c'est sur la confiance qu'une parole rencontre ou suscite chez ceux auxquels elle est destinée que repose son efficacité et c'est à construire cette confiance qu'une médiation peut être utile.

Enfin, c'est à construire la justice qu'une médiation est utile lorsqu'elle permet de mettre fin aux dérèglements du conflit.

L'intérêt de Petit TOM est le rétablissement des conditions de la paix entre ses parents

Reconnaître Petit TOM dans sa dignité, lui rendre les libertés qui lui sont enlevées, lui permettre d'évoluer hors un conflit dont il n'est en rien responsable, sont des évidences auxquelles se refuse sa mère, Melle MAIRE, qui fait de notre fils l'otage de son conflit.

Ce refus est partagé, dans une moindre mesure, par la juge LOUMAIGNE qui use de son autorité pour préférer le maintien des conditions du conflit à celles de la paix, au risque de blesser l'amour que Petit TOM me porte, son amour propre et celui qu'il porte à la vie.

A se contenter d'idées simples et à chercher l'apaisement à tout prix, sa parole se fait porteuse de la même oppression que celle de Melle MAIRE, oublie sa mission de justice et, dans cette confusion et cette soumission, risque de faire le lit d'une nouvelle violence, celle de Petit TOM cette fois.