La
Vie n'apparaît et se maintient que si une communication s'établit.
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ACTIONLes
guerres naissent dans l'esprit des hommes
et des femmes; C'est dans leur esprit
que doivent être élevées les défenses
de la paix.
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Se placer dans une perspective éducative à propos de PAIX suppose d'avoir recours non seulement à l'Éducation, pour rendre les esprits plus PACIFIQUES, mais aussi à l'action NON VIOLENTE pour la dimension Comme le CONFLIT, la GUERRE est un phénomène collectif. C'est donc par les MOYENS de l'action, avec les êtres tels qu'ils sont, qu'elle peut être freinée, accélérée, encouragée ou enrayée.
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Agressivité |
Pour assumer la réalité du CONFLIT, les personnes comme les collectivités doivent exprimer leur propre agressivité. Celle-ci est une puissance de combativité qui permet d'affronter l'AUTRE sans se dérober. Sans agressivité, nous serions constamment en fuite devant les menaces que les autres font peser sur nous; nous serions incapables de surmonter la PEUR qui nous retiendrait de COMBATTRE nos adversaires.
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AUTONOMIE |
Autonomie signifie "se donner à soi même sa propre loi". Favoriser l'autonomie est une tache fondamentale de l'individu pour lui permettre d'assumer sa liberté et de défendre la PAIX.
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AUTRELa
loi ne dit pas le juste, elle dit le droit.
C'est à la justice de fonder la loi.
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Poser la question de l'autre c'est aussi poser la question du CONFLIT entre identité et CHANGEMENT. Rencontrer l'autre, c'est, en effet, accepter de se laisser altérer par son existence et par sa présence ce qui, à l'extrême, peut être vécu comme une expérience déchirante, déstructurante, qui peut faire le lit de la VIOLENCE. Hors c'est sur la confiance en l'autre que repose l'efficacité de la loi. Aussi dans le conflit, où la confiance en l'autre n'est plus, l'exigence de JUSTICE doit elle être plus FORTE que la CONTRAINTE de la loi pour que l'issue du conflit soit une PAIX juste.
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CHANGEMENTNous
passons d'une civilisation de l'autorité
à une civilisation du conflit.
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La
vie est mouvement, changement; le CONFLIT,
qui est inhérent à la nature humaine,
est un vecteur du changement. Le conflit peut alors être l'antidote du totalitarisme et de tous les dogmatismes figés.
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Chômage |
Il n'y a pas de LUTTE pour la PAIX sans lutte contre le chômage.
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COMBATLa
GUERRE, c'est la guerre des hommes, la paix, c'est la guerre
des
idées.
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L'existence est véritablement une lutte pour la vie. Pour défendre mes propres droits comme pour défendre les droits de ceux dont je veux être solidaire, je dois entrer en lutte contre ceux qui les menacent ou leur portent atteinte. Seule la lutte permet de créer un rapport de FORCE capable de contraindre un adversaire à respecter le droit et la JUSTICE. Il serait illusoire de croire qu'il est habituellement possible de faire l'économie de ce moment de lutte et d'affrontement, en ne misant que sur le DIALOGUE, pour obtenir justice. La lutte a précisément pour fonction de créer les conditions d'un dialogue qui permette de négocier une solution juste du CONFLIT. Une lutte pour la PAIX, qui est aussi témoignage, est alors une lutte NON VIOLENTE pour le changement.
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CONFLITCe
sont les conflits et non les armes qui sont les causes premières
des crises et des GUERRES: Il est vain d'imaginer un monde
sans conflit.
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Notre RELATION aux autres est constitutive de notre propre personnalité. Nous avons besoin des autres pour devenir nous-mêmes. Cependant notre première rencontre avec l'AUTRE est le plus souvent conflictuelle. Elle est alors une relation d'adversité, de tension, d'affrontement: l'autre est celui dont les désirs s'opposent à mes désirs, dont les projets contrarient mes projets, dont les droits empiètent sur mes droits, dont la liberté menace ma liberté, dont l'existence défie mon existence. C'est donc à travers des conflits que je me fais reconnaître de l'autre et qu'il se fait reconnaître de moi. Ainsi le conflit est il au centre des rapports entre personnes et entre collectivités. Sa fonction est de construire entre elles des relations de JUSTICE. Une Éducation A LA PAIX aura donc pour objet la Maîtrise DU CONFLIT.
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CONNAISSANCE |
Le développement des qualifications cognitives et du savoir ne doit pas primer sur celui du caractère et de l'ensemble de la personnalité.
Ne pas respecter
cette évidence aboutit à un culte
de la rationalité instrumentale prête
à servir tous les maîtres. Rester sujet face au savoir, relier les premières conditions de l'AUTONOMIE.
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CONTRAINTE |
La RELATION entre individus et entre groupes, quand elle s'identifie a des rapports de POUVOIR, repose sur des rapports de FORCE. Face à des enjeux de pouvoir qui mettent en cause des intérêts antagonistes, les êtres humains ne sont généralement pas raisonnables. Ainsi, dans une lutte NON VIOLENTE, ce serait méconnaître cette réalité que d'espérer convaincre l'adversaire de par le seul appel à sa raison. Aussi, l'objectif immédiat d'une LUTTE est il de contraindre l'adversaire sans attendre qu'il se laisse convaincre.
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DIALOGUE |
Le dialogue utilise toute la FORCE de la PAROLE pour tenter de convertir l'AUTRE, en faisant appel à sa conscience, ou de le convaincre en faisant appel à sa raison. Mais, le plus souvent, la force de la parole s'avère impuissante à faire céder les puissants qui défendent leurs privilèges envers et contre tout. Ce qui caractérise une situation d'INJUSTICE, c'est précisément que le dialogue n'y est pas possible entre oppresseurs et opprimés. Le dialogue, dès lors, ne peut pas être un moyen pour résoudre le conflit. La LUTTE est alors le seul MOYEN pour résoudre le dialogue, comme un interlocuteur nécessaire.
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ÉDUCATEUR à la PAIXOn
n'ENSEIGNE pas seulement ce que l'on sait
ou ce que l'on croit SAVOIR, on n'enseigne
que ce que l'on est.
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L'éducateur à la PAIX doit être capable de manier un ensemble d'idées bien articulées sur la nécessité de LUTTER pour la paix et de la gérer. Il doit élaborer une sensibilité spirituelle et esthétique des modèles de comportements des techniques de DIALOGUE, de MAÎTRISE DES CONFLITS et de compromis. Il lui faut faire vibrer en lui ce qui est foi en l'homme libéré de la PEUR, de la GUERRE, de l'INJUSTICE, de la FAIM, prendre conscience de son courage et de son POUVOIR pour AGIR et témoigner.
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Éducation |
C'est du coté de l'éducation que toute société en devenir doit chercher la solution à la plupart des contradictions, des difficultés, des bouleversements qui la secouent. L'éducation doit viser à l'épanouissement de la personnalité humaine et du sens de sa dignité, à renforcer le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales; permettre à chacun de jouer un rôle utile dans une société libre, favoriser compréhension, TOLÉRANCE et amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux. Hors notre civilisation connaît la GUERRE; notre culture est imprégnée de VIOLENCE. Les mouvements pour la PAIX reposent la problématique éducative sous un angle nouveau: l'ÉDUCATION à la PAIX.
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ÉDUCATION à la PAIXEn
entrant ensemble dans les vraies questions,
nous finirons bien par entrer ensemble dans les vraies réponses.
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A la recherche des vraies questions: Y a t'il une Pédagogie qui ne soit combat, et y a t'il des COMBATS qui puissent faire l'économie des combattants ? Y a t'il une éducation à la paix qui soit autre qu'une ÉDUCATION au COMBAT pour la PAIX ? Enfin, peut il y avoir de PAIX sans ÉDUCATEURS A LA PAIX ?
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ENSEIGNEMENTLa
relation éducative n'est pas polémique par accident, elle l'est par
nature.
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L'enseignement répond a un désir de CONNAISSANCE et l'ÉDUCATION au désir plus global d'élévation individuelle ou sociale. L'éducation vise à susciter des états physiques, intellectuels et moraux et à favoriser le développement d'une attitude positive et volontaire et une ouverture d'esprit. L'enseignement de la PAIX, des droits de l'homme est un enseignement polémique. En effet, il n'y a pas d'héritages à défendre mais des valeurs à promouvoir et à conquérir.
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FAIM |
Il n'y a pas de LUTTE pour la PAIX sans lutte contre la faim.
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FORCE |
Toute lutte est une épreuve de force. Dans un contexte social et politique déterminé, toute RELATION aux AUTRES s'inscrit dans un rapport de force. Il est vain de prétendre que le droit doit primer la force en voulant discréditer la force au nom du droit. Dans la réalité le droit ne peut avoir d'autre garantie que la force. Dès lors qu'une INJUSTICE empêche tout DIALOGUE, ce n'est que contraint et forcé que l'autre se rendra à la raison et me donnera raison en reconnaissant mes droits. |
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GUERREDans
l'age atomique il faut radicalement changer
notre façon de penser.
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Naguère,
les nations pouvaient espérer que
la guerre apporterait au CONFLIT une solution
politique sauvegardant leurs intérêts vitaux. Si
longtemps la guerre a pu être pensée comme
la continuation de la politique par
d'autres moyens, aujourd'hui elle est
en crise et cette crise interpelle femmes
et hommes, citoyens et peuples.
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Humanité |
C'est le propre de la condition humaine, dans une perspective NON VIOLENTE.
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INJUSTICE |
Il n'y a pas de LUTTE pour la PAIX sans lutte contre l'injustice.
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JUSTICE |
C'est la justice qui permet la dignité de l'être humain. Cette dignité, fondée sur la liberté et l'égalité, distingue l'HUMANITE de l'animalité. Une ÉDUCATION A LA PAIX ne peut pas être une éducation à la soumission et à la passivité. Elle doit développer chez chacun l'esprit de combativité, sans lequel il n'y a pas d'affirmation de soi, et celui de Solidarité, à partir duquel se construisent les grandes causes collectives. L'EDUCATION à la PAIX doit être une éducation au COMBAT pour la justice.
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Maîtrise DU CONFLITLe
CONFLIT est la loi de la vie, la GUERRE
est la loi de la mort.
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L'ÉDUCATION A LA PAIX nécessite une ÉDUCATION à la maîtrise du conflit, autrement que par les MOYENS de l'AGRESSIVITÉ et de la VIOLENCE.
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MORALEMon
ami, crains le mal plus que la mort car
le mal court plus vite que la mort.
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Dans les traditions philosophiques et spirituelles les plus authentiques, la conviction morale exige de l'homme qu'il refuse de se compromettre avec la VIOLENCE. Donner sens à son existence exige alors de mettre en oeuvre une éthique de la responsabilité et des MOYENS cohérents avec cette éthique. Il s'agira donc de concilier pureté de la conviction et efficacité de l'ACTION.
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MOYENSLes
moyens sont comme la graine et la fin
comme l'arbre. Le rapport est aussi inéluctable
entre la fin et les moyens qu'entre
l'arbre et la semence.
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S'il importe en premier lieu que la fin poursuivie par une ACTION soit juste, le choix des moyens de l'action devient alors second, mais non secondaire. Les moyens employés doivent être jugés en fonction de leur efficacité, c'est à dire de leur capacité à atteindre la fin recherchée, et des mérites que leur attribue la MORALE, la philosophie, ou la spiritualité. Sur ce principe de la cohérence entre la fin et les moyens repose l'idée de la NON VIOLENCE.
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NON VIOLENCE |
Dès lors que nous prenons conscience de la VIOLENCE comme d'un processus de meurtre qui pervertit radicalement notre RELATION à l'autre, nous sommes amenés à récuser toute justification de la violence. Dire non à la violence en affirmant l'exigence éthique de la non violence, c'est refuser de lui reconnaître la légitimité qu'elle sollicite de nous afin de devenir maître de notre destin. Ainsi la non violence est elle d'ordre politique et philosophique dès lors qu'une philosophie qui s'accommoderait de la violence se nierait comme philosophie.
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PACIFISMEJe
préfèrerais mille fois prendre le risque
de recourir à la VIOLENCE plutôt que
de voir émasculer toute une race.
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Le pacifiste est réputé vouloir la PAIX à tout prix, fut ce au prix de la JUSTICE, se soumettre à l'oppression plutôt que de se battre pour la liberté. La vérité de l'intuition pacifiste est de proclamer l'inhumanité de la GUERRE et de récuser toutes les idéologies qui justifient, honorent et sacralisent la guerre. Son erreur est de dénoncer les horreurs de la guerre sans proposer de MOYENS réalistes pour mettre un terme aux "horreurs de la paix à tout prix".
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PAIXUne
GUERRE c'est bête, mais la bêtise insiste
toujours.
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La paix n'est pas plus le silence des canons qu'elle n'est le silence de l'oppression. Que serait une paix construite sur les silences que sont l'absence, l'illusion, la négation ou l'élimination de l'AUTRE? Bâtir une conception de la paix fondée sur le respect de la JUSTICE évite de penser une paix fondée sur l'INJUSTICE et l'inégalité.
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PAROLE |
Ce serait une erreur de penser qu'une parole est d'autant plus forte qu'elle est violente. Le langage de la révolte se complaît dans l'injure et l'insulte à l'encontre de l'adversaire; mais le cri, parole inarticulée, est incompréhensible. Il existe une contradiction radicale entre la parole et la VIOLENCE. L'une commence là où l'autre cesse. La FORCE de frappe d'une parole vient de sa justesse et non de sa violence. Une des exigences fondamentale de la NON VIOLENCE est la pacification de la parole. |
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PédagogieIl
n'est pas de méchants, il n'est que des
souffrants.
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L'ÉDUCATION
A LA PAIX n'est ni une matière
supplémentaire, ni ce supplément
d'âme auquel tout un chacun, enfermé
dans sa discipline, aspire. Elle
a la vie pour matière, la RELATION pour
objet, l'AUTRE pour désir.
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PEUR |
Pour AGIR, il faut oser affronter l'AUTRE, les autres, tous les autres. Cet affrontement fait peur. Devant l'INJUSTICE, la peur conseille la passivité et, devant le CONFLIT, elle conseille souvent la fuite, parfois la VIOLENCE. Le courage n'est pas d'ignorer la peur, mais de la dominer; c'est précisément la peur qui permet le courage. Nous ne devons pas nous laisser conseiller par nos peurs: Nous devons conseiller nos peurs.
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POUVOIR |
Tout LUTTE pour la JUSTICE et pour la liberté est une lutte pour le pouvoir. Les RELATIONS entre les individus et les groupes sociaux à l'intérieur d'une même société sont largement déterminées par les situations objectives de puissance ou d'impuissance dans lesquelles se trouvent les uns et les AUTRES. Les victimes d'une INJUSTICE ne peuvent obtenir la reconnaissance de leurs droits que s'ils parviennent à acquérir suffisamment de pouvoir pour CONTRAINDRE les pouvoirs établis à leur rendre justice.
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RÉCONCILIATION |
Le rêve d'une HUMANITÉ réconciliée avec elle même, vivant dans un monde où ont été surmontés CONFLITS et antagonismes pour permettre la rencontre fraternelle des hommes et des peuples, trouve en l'homme une résonance profonde. La résolution NON VIOLENTE des conflits laisse ouverte à terme la possibilité d'une réconciliation des personnes. Toutefois ce qu'elle recherche, c'est la JUSTICE, toute la justice, rien qu'elle. On peut attendre d'elle qu'elle permette la réconciliation mais non pas qu'elle l'obtienne.
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RELATION |
L'EDUCATION A LA PAIX est une ÉDUCATION à la relation, car ce sont les relations concrètes, entre individus, entre groupes et entre états, qui constituent la PAIX en réalité. La GUERRE est aussi le problème de la relation avec l'AUTRE lorsqu'il est vu comme l'étranger ou bien comme l'ennemi. Par nécessité psychologique, l'humain, dans son approche d'AUTRUI, opère une définition et la distinction ami-ennemi. Cette distinction influence, dans une large mesure, nos ACTIONS et nos perceptions; elle peut être à la source des préjugés et actes discriminatoires.
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SOLIDARITÉ |
L'ÉDUCATION A LA PAIX doit se fonder sur une solidarité morale et intellectuelle avec les hommes.
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STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE |
Penser le concept d'ÉDUCATION A LA PAIX , pour construire une stratégie éducative, suppose d'envisager la PAIX sous un triple point de vue: lLa recherche, l'ACTION et l'ÉDUCATION elle même, c'est à dire sa Pédagogie et sa mise en oeuvre. Mais peut il y avoir une pédagogie de la paix qui ne mette en oeuvre d'abord une pédagogie de la confiance, de la responsabilité, de l'autonomie, de la communication. La confiance est cette nécessité pour s'affirmer soi même au travers du regard de l'AUTRE de façon positive et distanciée. La confiance est en elle même la paix de la RELATION;
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TOLÉRANCE |
La véritable ouverture d'esprit ne se situe pas seulement dans la vertu de la tolérance mais aussi dans la non prétention au monopole exclusif de la vérité. Elle est dans l'acceptation du jeu de la confrontation et de l'opposition des idées ou croyances avec pour seule règle le refus de la liquidation physique et MORALE de l'adversaire.
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VIOLENCE |
Ni l'AGRESSIVITÉ, ni la LUTTE, ni la FORCE ne doivent être identifiées à la violence. Si l'agressivité et la force qui s'exercent dans la lutte permettent le règlement du CONFLIT, la violence au contraire en est un dérèglement. Dès lors, le conflit ne peut plus remplir sa fonction qui est d'établir la JUSTICE entre les adversaires. La violence est un processus de meurtre qui pervertit radicalement toute RELATION à l'autre. C'est en nous heurtant à elle que nous prenons conscience de sa déraison, comme de la requête de NON VIOLENCE que nous portons en nous.
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Ce vocabulaire fait de très nombreux emprunts au lexique de la NON VIOLENCE de Jean Marie Muller dont il est une adaptation