Paix en Palestine, Paix en Israël, Paix à Jérusalem
La Palestine est devenue jeudi 29 novembre un Etat observateur aux Nations unies. Le vote de cette résolution, qui fait de la Palestine un Etat observateur non membre de l’ONU, a été acquis à une majorité de 138 voix pour, 9 contre dont les Etats-Unis et Israël, et 41 abstentions parmi les 193 pays membres.
Lorsqu’il est monté à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies pour faire son discours d’une quarantaine de minutes, Mahmoud Abbas a reçu une ovation debout et un accueil chaleureux. Historique, ce vote de l’Assemblée générale de l’ONU a été qualifié par le président palestinien d’« acte de naissance » et accueilli par une explosion de joie à Ramallah.
Quatre jours d’affilée, en mars dernier, les sirènes ont retenti pour avertir les habitants de Beer-Sheva, l’une des plus grandes cités israéliennes à proximité de Gaza, d’avoir à s’abriter de tirs de roquettes. Lorsqu’elles se sont déclenchées pour la première fois, mon fils n’était pas à la maison. Prise de panique, j’ai fait sonner son portable. Pas de réponse.
Au soir de sa vie, l’écrivain allemand et prix Nobel de littérature provoque une grande polémique en dénonçant le « silence unanime » en Occident sur le danger que fait peser Israël sur la paix dans le monde. En cause, en apparence, le poème de Günter Grass qui a brisé le silence, mais, en vérité, ce sont les pulsions belliqueuses de l’humanité que le poème interroge. Le voici.
Mahmoud Abbas, président de l’autorité palestinienne, a prononcé, le 29 septembre 2011, devant l’assemblée générale des Nations Unies, un discours mémorable pour appeler à la reconnaissance, sur la terre de Palestine, d’un Etat Palestinien, le 194 ième état membre de l’Organisation des Nations Unies. Le territoire revendiqué est celui imposé, en 1967, par la force des armes, à l’issue de la guerre de conquête territoriale déclenchée par l’état d’Israël, contre l’ensemble de ses pays voisins. Le discours de Mahmoud Abbas a présenté en termes simples, sans détours ni haine, les effets et méfaits, sur la population palestinienne, de la colonisation de ses terres, par l’état d’Israel et par l’entreprise sioniste qui l’a précédée sur la terre de Palestine. A lire ici, la traduction française, de l’intégrale du discours devant l’assemblée de l’ONU.
Dans un conflit opposant deux communautés nationales, comme c’est le cas entre les Juifs israéliens et les Palestiniens, les préjugés de type raciste sont forcément présents. De part et d’autre. Il faut être de mauvaise foi pour prétendre qu’une des parties en présence en serait totalement indemne. Car dans un climat de violence omniprésente où les passions sont forcément exacerbées, la tentation est forte d’angéliser « les nôtres » et de diaboliser « les autres ». Et ne sont pas seulement en cause les protagonistes directs que sont les Juifs israéliens et les Arabes palestiniens mais aussi ceux qui s’engagent sur cette question, quel que soit leur « camp ».
La recherche d’une paix juste, la seule qui puisse durer, passe pourtant par la mise hors-la-loi du racisme. C’est pourquoi les partisans d’une telle paix doivent lutter résolument contre cette « maladie honteuse », non seulement chez les autres, mais aussi, et c’est sans doute plus difficile, contre le risque d’en être eux-mêmes « contaminés ». Le présent article se veut une contribution à cette lutte, sous la forme de réflexions qui devraient inciter le lecteur (dont j’imagine qu’il se sent concerné par le conflit en question et souhaite une paix juste) à la vigilance sur ce point.
Par Michel Staszewski, professeur d’histoire et membre de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique - UPJB
Cet article reprend l’intervention de Steven Krubiner, responsable des relations internationales de J Street, au premier colloque européen de JCall , tenu à Paris, qui fait suite à son appel à la raison, lancée en 2010. Jcall est un peu à l’Europe ce que Jstreet est aux Etats Unis d’Amérique, et réunit des citoyens européens, de culture ou confession juive, attachés à l’avenir et la sécurité d’Israël et à une paix juste au Moyen Orient.
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Bloc notes d’Antoine Sereine
Partage de la Palestine
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