La Bélogue

Nos amis, les z’animaux

lundi 6 mars 2017 par Paul FAICHE

Ce vendredi 3 mars, l’atelier de textes était consacrée aux animaux. Les mots de la chanson de Pierre Perret, « Ouvrez la cage aux oiseaux », ont servi de mine à l’inspiration.

Ces cages qui nous séparent

- Le hérisson en liberté porte sa maison sur ses épaules. Je le vois et je l’approche ; il m’aperçoit et sent un danger ; et le voilà aussitôt encagé, enfermé derrière des murs de pique et d’écailles.

- Au coeur de l’hiver, l’oiseau sans cage recherche éperdument la nourriture qui déserte les jardins. Une mésange s’approche de la maison en voletant, observe au travers du vitrage ; elle le frappe de la pointe de son bec et appelle à la solidarité des vivants ; elle réclame un tribut et le don de la vie, ... de bonnes graines de tournesol.

La ferme des animaux

Par Georges Orwell

Le propriétaire de la Ferme du Manoir, Mr. Jones, avait poussé le verrou des poulaillers, mais il était bien trop saoul pour s’être rappelé de rabattre les trappes. S’éclairant de gauche et de droite avec sa lanterne, c’est en titubant qu’il traversa la cour. Il entreprit de se déchausser, donnant du pied contre la porte de la cuisine, tira au tonneau un dernier verre de bière et se hissa dans le lit où était Mrs. Jones déjà en train de ronfler.

Dès que fut éteinte la lumière de la chambre, ce fut à travers les bâtiments de la ferme un bruissement d’ailes et bientôt tout un remue-ménage. Dans la journée, la rumeur s’était répandue que Sage l’Ancien avait été visité, au cours de la nuit précédente, par un rêve étrange dont il désirait entretenir les autres animaux. Sage l’Ancien était un cochon qui, en son jeune temps avait été proclamé lauréat de sa catégorie – il avait concouru sous le nom de Beauté de Willingdon, mais pour tout le monde il était Sage l’Ancien.

Il avait été convenu que tous les animaux se retrouveraient dans la grange dès que Mr. Jones se serait éclipsé. Et Sage l’Ancien était si profondément vénéré que chacun était prêt à prendre sur son sommeil pour savoir ce qu’il avait à dire.

Lui-même avait déjà pris place à l’une des extrémités de la grange, sur une sorte d’estrade ....

Suite imaginée à l’introduction de Georges Orwell

Depuis la grange, montaient les clameurs des animaux réunis : « C’est inique - Ca ne peut plus durer - C’est toujours les mêmes qui iniquent ... »

Sur ce brouhaha de contestations, la voix de Sage l’ancien s’éleva :

Camarades,
Encore une fois not’ Mait’ rentre fin saoul du bistrot à point d’heures.
Et demain, il sera maladroit, quand le p’ti Mait’ viendra.
Ca sera pas un bon jour pour les lapins. Il va en sacrifier un, pt’êt deux.
Saoul comme il est, y va s’y prendre comme un manche et cochonner le travail.

Camarades,
Ca peut pus durer !

Brouhaha d’approbations dans la grange :
« Ca peut pus durer ! »

Puis Sage l’ancien reprit la parole

Camarades !
Dérailla t’il tel un macron s’égosillant,

Ne nous laissons point faire !
Courage, fuyons !
Taillons nous,
Prenons le maquis,
Rejoignons les futaies.
A nous les champs libres !

Revenons à nos traditions,
A la sauvagerie.
Non à la domesticité !

Vive la liberté !

Eloge de Médor IV

MEDOR IV est le fils puiné du très honorable MILOU III de VALVENEUSE et de son épouse Chaterine des BORDES.

MEDOR IV est bien connu pour les chasses à courre qu’il conduisit à la tête de la meute de Bonnelles, aujourd’hui disparue, et dont les faits d’arme résonnent encore et à jamais dans nos coeurs et dans nos forêts.

Hélas, MEDOR IV est mort, bêtement si j’ose dire, sans postérité et « ab intestat », d’un malencontreux coup de fusil perdu qui le fit passer de vie à trépas.

In Mémoriam !


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