Je suis un homme de 58 ans,
père d'une famille de deux enfants.
Mon existence a été traversée
par un conflit familial qui s’est métamorphosé peu à peu en
une folie judiciaire. J’ai relaté la teneur de cette folie et
l’ai rendue publique sur l’internet
à l’adresse:
http://www.les-artisans.org/paix/temoignage/
Les bouleversements que ce
conflit provoquait en moi m’ont conduit à rechercher les moyens
d’y faire face.
C’est ainsi que je me suis rapproché d’une association de pères
séparés à Paris, le Nouveau Mouvement de la Condition Paternelle,
où peu à peu j’ai pris des responsabilités. Je fus, un temps,
un des vice présidents de cette association, en particulier
en charge d’une campagne de protestation et de signatures. J’ai
cessé depuis quelques années cette militance active
De nombreuses associations
gravitent autour de la question de la famille séparée,
les unes centrées sur les pères, les autres sur les enfants
ou parfois les parents ; d’autres encore sur la médiation
familiale comme forme alternative de procédé de résolution des
conflits. Chacune de ces associations développe une vision et
une éthique particulière ;
même si leurs propositions diffèrent, toutes ont en commun
l’objectif de transformer, plus ou moins profondément,
le droit.
Je ne partage pas toutes les professions de foi de ces associations,
mais je partage avec elles l’impérieuse nécessité de réformer
le droit de la famille dont les nuisances et l’irresponsabilité
sont atterrantes.
L’appel au débat de Mme Ségolène
Royale sur la réforme du droit de la famille a sonné sur moi
un peu comme l’appel des Romains à Cincinnatus, qui lâche sa
charrue sur le champ pour s’occuper des affaires de la cité.
Je me suis donc réattelé au « chantier de la justice familiale »
ouvert en fanfare en 1994, car si les intentions de Mme Ségolène
Royale apparaissaient généralement excellentes, sa position
sur la question du "droit à la médiation" restait
néanmoins trop timide, et celle de Mme Lebranchu trop évasive.
Ensuite je ne vois pas vraiment comment la question du "droit
à la médiation" pourrait être sérieusement débattue, s'il
était fait l'économie du "procès du procès judiciaire"
qui doit être ouvert, de mon point de vue, sur ce chantier du
droit de la famille.