La législature actuelle s’achevant,
vous allez vous présenter aux suffrages de vos concitoyens et concitoyennes.
A cette occasion, nous souhaitons attirer votre attention sur le
« Manifeste pour une justice familiale non violente »
et recueillir les marques de sympathie ou les commentaires qu’il
suscite de votre part.
Ce Manifeste est une contribution au
débat sur le droit de la famille, resté ouvert à l’issue du
vote, intervenu en
février 2002, sur les questions
d’autorité parentale. Il s’appuie sur le meilleur de ce que cette
réforme peut apporter, et traduit le malaise qu’elle laisse subsister.
Ses signataires ont, pour la plupart, vécu l’inconcevable
organisé par la loi de 1970, et perçu, dans leur expérience du malheur,
les responsabilités de la loi et de l’institution judiciaire.
Dans le débat à l’assemblée nationale
et au sénat, plusieurs parmi vous ont dénoncé l’absence de vue d’ensemble
et les risques d’incohérence d’une démarche morcelant la question
du droit de la famille ; d’autres se sont inquiétés à juste
titre de ces inconséquences. C’est
à ces absences, et à ces risques, que le Manifeste répond,
en portant jusqu’à vous, l’interrogation citoyenne forte qui subsiste.
Ce questionnement n’est ni de droite ni de gauche ; il n’est
pas sexiste ; son inspiration est républicaine.
Nous souhaitons que vous aurez à cœur
de faire connaître vos réponses et de participer au débat de qualité
auquel nous appelons.