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Que signifie le "oui mais" d’une partie de la Gauche à une primaire de masse ?

jeudi 5 mai 2016 par INVITES

A un an des prochaines élections présidentielles, il est nécessaire de clarifier, pour le moins, les positions de chacun.

Par « Libre à Gauche »

Le Parti socialiste a pris l’initiative de proposer, à toute la gauche, une primaire permettant d’aborder l’échéance majeure dans les meilleures conditions. Ce faisant, le PS travaille d’une part à présenter ses candidats dans la plus grande clarté et d’autre part à garantir un débat contradictoire, respectueux des différences, à la hauteur des enjeux pour l’avenir du pays et de la gauche.

Aucune exclusive, aucune hégémonie, aucune autre condition que la mise en commun de règles simples fondées sur des valeurs partagées. Le PS fait donc le choix du collectif et assume d’emblée de s’en remettre au vote du plus grand nombre dans une primaire de masse. Il ne disqualifie personne. Il laisse en outre aux partenaires libre choix de leur(s) candidat(s).

L’objectif est simple : définir, à partir d’un débat et de propositions idéologiques, économiques, sociales, diverses, un projet pour le pays et l’unité de toute la gauche. C’est celle ou celui, au final choisit par le peuple de gauche, qui serait chargé(e) de l’incarner.

C’est sur cet objectif simple que chacun doit se positionner. Que signifie donc ces « Oui mais » que l’on voit fleurir ici ou là ?

N’y aurait-il pas pour quelques-uns d’entre eux la tentation de faire prévaloir un avenir personnel à travers une aventure individuelle, voire solitaire, en s’affranchissant d’un débat contradictoire qu’ils pourraient craindre de perdre ?

N’y aurait-il pas pour quelques autres la tentation de faire l’impasse sur la prochaine élection présidentielle, prenant acte par anticipation d’un effondrement de toute la gauche plutôt que de redonner sens au combat culturel, inscrit dans nos gênes mais que nous avons abandonné à d’autres ? Ce serait donc sur des cendres que ceux-ci compteraient refonder une gauche à leur image ?

Dans tous les cas, les « oui mais » ne serviraient-ils pas à justifier d’un renoncement, le refus de se confronter dans un débat serein et respectueux ; un débat propice à redonner de la confiance ? Les « Oui mais » ne seraient-ils pas en fait des « Non » à l’unité ?

A l’heure où les premiers résultats, encore fragiles mais cependant bien réels, commencent à poindre sur le front économique ; au moment où l’exécutif, Elysée en tête, semble enfin être en mesure de faire fructifier les efforts demandés à la population entière, peut-on prendre la responsabilité, individuelle ou collective, de laisser le champ libre à la droite ou à l’extrême droite ?

Le Parti socialiste est, lui, prêt à s’inscrire dans une démarche d’unité. Son histoire en témoigne, il l’a toujours choisie, proposée, initiée chaque fois que la gauche se fracturait.

Chacun connaît par avance les conséquences de la division. Nous sommes maintenant à la croisée des chemins : Ou bien chacun apporte sa contribution à l’unité de la gauche en participant à une primaire de masse, ou bien nous préparons fatalement le plateau sur lequel nos adversaires s’installeront…

…Et alors la France redécouvrira, malheureusement à ses dépens, que la gauche et la droite, ce n’est vraiment pas pareil !


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