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Macron et la calamité néo libérale

vendredi 5 mai 2017 par INVITES

Il n’y a pas la moindre illusion à se faire sur Macron. C’est un homme politique de la droite néolibérale la plus dure, économiquement et socialement. Les marchés ne s’y sont pas trompés : le lendemain de son arrivée en tête au 1er tour de la présidentielle, le CAC 40 augmentait de 4 % (sa hausse la plus importante depuis 2013) et les valeurs bancaires de 8 %. L’ancienne présidente du Medef, Parisot, se voit déjà à la tête du premier gouvernement de Macron.

Par Gérard Filoche

Le programme de Macron prévoit une baisse de l’impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 %, une exonération d’impôt sur la fortune pour les patrimoines de valeurs mobilières, une pérennisation du CICE sous la forme d’une diminution de 6 à 10 points des cotisations sociales patronales.

La lutte contre l’optimisation fiscale et les paradis fiscaux n’y a aucune place.

Macron aligneraient les régimes de retraites de la fonction publique et des services publics, sur le régime général, c’est-à-dire vers le bas, pour obéir aux injonctions de la très néolibérale Commission européenne.

Les salaires bruts ne seraient pas augmentés et la baisse des cotisations sociales des salariés serait financée par une augmentation du taux de la CSG, en particulier sur les retraites.

L’exonération de la taxe d’habitation ne pourrait être financée que par une augmentation de la TVA.

Un chômeur ne pourrait pas refuser plus de deux emplois « décents », même s’il est payé 25 % de moins que son précédent salaire et Macron a toujours refusé de se prononcer sur le montant des allocations chômage, leur durée et leur dégressivité.

Dès juillet, Macron aggraverait, par voie d’ordonnances, la catastrophique loi El Khomri.

Le nombre de fonctionnaires diminuerait de 120 000 : 70 000 pour les collectivités territoriales, 50 000 dans la fonction publique d’État. Les dépenses publiques diminueraient de 60 milliards d’euros, aux dépens de la Sécurité sociale, des allocations chômage et des services publics.

L’objectif de Macron est de généraliser le travail précaire, le travail à temps partiel, les travailleurs pauvres, les travailleurs « ubérisés », pour augmenter, toujours plus, les dividendes des actionnaires.

L’avenir qu’il nous réserve est celui des huit millions de salariés qui subissent les « minijobs » à 450 euros par mois en Allemagne ou celui des salariés « bénéficiant » d’un contrat « zéro heure » au Royaume-Uni.


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